En effet, notre homme a toujours croqué la vie à pleines dents. Pour preuve, notre sympathique agent comptable a depuis toujours aimé dépenser à tout va, et ceci pour se faire plaisir mais également pour faire plaisir aux autres.
C’est ainsi qu’un beau matin de Noël, en bon passionné d’auto qu’il est, Jean-Pierre s’est-il offert l’une des dernières nées de la célèbre marque française au losange pour la coquette somme de 20000 euros. Quelques mois plus tard, notre cher prodigue s’enquérit d’une belle dame aux formes généreuses : il s’agissait en fait de la dernière série d’une célèbre marque de moto sportive très en vogue qu’il s’appropria pour la modique somme de 10000 euros. Jeune homme assez coquet, Jean-Pierre (JP comme aiment à le surnommer ses amis) entreprit également des travaux dans son appartement afin de lui donner l’apparence « chic » des appartements de stars dans le beau quartier de Tribecca à New York où réside entre autres le célèbre acteur new-yorkais Robert de Niro. En effet, ayant regardé un reportage sur le quartier en question à la télé, il se résolut de changer complètement la déco de son appartement en important carrément la décoration nécessaire des Etats-Unis.
Face à ces signes ostentatoires de richesse matérielle, les collègues et amis de JP se sont posés la question de savoir pendant longtemps où le jeune homme s’était-il procuré les moyens de s’offrir toutes ces choses avec ses 1500 euros de solde par mois en tant qu’agent comptable, avant de découvrir le pot-au –rose ! En effet, l’intéressé lui-même lors d’une virée nocturne entre amis avait vendu la mèche. C’est ainsi que ses collègues purent apprendre que la voiture dernier modèle a été, en tout état de cause, financée à l’aide d’un « crédit voiture » que Jean-Pierre avait souscrit voilà maintenant quelques mois, puis que la moto sportive elle aussi, fut financée à l’aide d’un « crédit moto » contracté par JP auprès d’un autre établissement de crédit ; et puis enfin, la déco rénovée de son appartement fut-elle financée au moyen d’un « crédit revolving », c'est-à-dire d’un crédit à moyen terme, renouvelable au fur et à mesure des remboursements.
Ces révélations, JP les avait faites à ses amis dans un sursaut de désespoir. En effet, « serré » jusqu’au cou par les remboursements de ces différents crédits à chaque fin du mois, notre homme, acculé dans ses derniers retranchements céda et épancha ses problèmes financiers à ses amis. C’est à cette occasion que ces derniers apprirent dans, il faut le reconnaître, une avalanche de révélations, que leur « pote » devait payer en tout et pour tout comme mensualités subséquentes à ces crédits, aux différents établissements de crédit concernés, la somme de 770 euros dont 420 euros correspondaient à l’échéance mensuelle pour rembourser le crédit auto ; 250 euros correspondant ensuite aux mensualités du crédit revolving ; ce qui faisait qu’à la fin du mois, JP devait jongler avec seulement 730 euros et cela sans compter les dépenses obligatoires relatives aux loyers, aux provisions…
Pour les amis de JP, le vrai problème de ce dernier était sa prodigalité. En effet, depuis toujours, sa prodigalité lui a valu de mauvais coups dans la vie. D’abord, son mariage qui a volé en éclat, puis aujourd’hui un endettement provoqué, presque voulu, qui pouvait être, une fois de plus mis à la charge d’une prodigalité fatale. En attendant, un des amis de JP, peiné de voir son compère au bord de la dépression, voire de l’alcoolisme, lui conseilla de contacter un établissement spécialisé dans ce que l’on appelle le RACHAT DE CREDIT. Sceptique et à dire vrai, assez échaudé par les établissements de crédit, JP refusa dans un premier temps de considérer la solution proposée par son ami. Mais se faisant insistant, ce dernier, convaincu que les services proposés par ces établissements était la meilleure solution face aux problèmes de JP, réussit à convaincre JP de se faire accompagner par ses soins à l’établissement en question, rien que pour écouter déjà les offres de service qu’il pouvait proposer. Quelques jours après, rendez-vous a été pris par les deux amis auprès de l’établissement de rachat de crédit. Un conseiller les attendait puis, après les avoir invités à prendre place dans son bureau, entreprit de leur expliquer le pourquoi du comment de son établissement. Le conseiller commença son petit exposé par leur définir exactement ce que c’était que le rachat de crédit. C’est à cette occasion que JP put apprendre que le rachat de crédit consistait en fait à racheter les crédits existants auprès des établissements de crédit qui les avaient consentis en les soldant pour le compte de l’emprunteur, afin de permettre à ce dernier, souvent criblé de dettes et étouffé de partout par les différentes mensualités à payer pour remboursements de ses divers crédits, de regrouper en un seul crédit la totalité des dettes qu’il avait contractées et par conséquent de ne payer qu’une seule mensualité. Par ailleurs, à côté de ce phénomène de regroupement des crédits, l’établissement de rachat de crédit propose à l’emprunteur un allègement considérable de ses mensualités ; allègement qui peut descendre jusqu’à un taux étourdissant de 60 %.
C’est alors qu’après s’être informé de tous les détails concernant le cas de JP, le conseiller entreprit un bref calcul du montant des mensualités que le jeune homme aurait éventuellement à payer s’il se décidait à solliciter leur service. Ainsi, étant donné qu’en tout et pour tout, JP devait 28000 euros à ses créanciers pour ses différents crédits. Le conseiller lui proposa de racheter cette somme auprès de ces établissements de crédit afin qu’il puisse bénéficier d’un regroupement de crédits qui lui permettrait de rembourser une mensualité unique de 339.50 euros au lieu de 770 euros, étalé sur 120 mois après application du taux d’allègement. Ce système, au final lui permettrait d’abaisser le coût total de son crédit aux alentours de 12400.50 euros.
Convaincu par l’efficacité du système de rachat de crédit, JP se sentant enfin respirer, signa tous les formulaires nécessaires pour introduire sa demande auprès de l’établissement en question. Avant de prendre congé d’eux, le conseiller lui promit qu’il recevrait une réponse sous 48 heures. Etonné par une telle promptitude, JP acquiesça sans broncher, bien qu’au fond, une telle célérité lui paraissait relever de la simple publicité. Et pourtant, à sa grande surprise, moins de 48 heures après leur entrevue, l’établissement de rachat de crédit le rappela pour lui donner une réponse de principe.
Tout heureux de repartir sur de nouvelles bases, JP promit de soigner sa prodigalité. Eh oui, notre ami aura mis du temps avant de comprendre que l’argent et le matérialisme ne font pas forcément le bonheur !