- Je vous écoute monsieur Galois, racontez-moi donc vos déconvenues. On verra par la suite ce que je pourrai faire pour vous.
- Je vous remercie de m’accorder votre attention monsieur Reutt. Vous savez, j’ai longtemps hésité avant de rentrer en contact avec votre établissement. D’ailleurs, pour ne rien vous cacher, je reste encore assez sceptique quant à l’efficacité de ma démarche, m’enfin !
- Monsieur Galois, avant qu’on parle en détail de votre situation, j’aimerais vous demander une chose : pouvez-vous me dire comment avez-vous entendu parler de notre établissement ?
- Ben je crois que le mieux c’est que je vous raconte ce qui m’est arrivé. Vous aurez ainsi le loisir d’être au parfum de tous les détails de l’histoire !
- Mais je n’attends que ça monsieur Galois ! Je suis toute ouie !
- Ben, au fait tout a commencé quand je me suis fait avoir, passez-moi l’expression, il y a de cela 6 mois en ayant souscrit un crédit à la consommation dit « crédit non affecté » qui m’a permis néanmoins de m’offrir un ordinateur portable. En effet, étant écrivain, j’ai cherché depuis pas mal de temps le moyen de m’offrir cet outil, certes onéreux, mais tellement précieux pour mon travail ! Aussi, lorsqu’un établissement a fait la pub de ce type de crédit facile à souscrire et qui permet aux personnes sans ressources suffisantes de s’offrir les choses dont elles rêvent ou désirent, je vous avouerai que je n’ai pas hésité un seul instant à les contacter en vue d'obtenir du crédit. Malheureusement pour moi, n’étant pas juriste de formation, ni banquier d’ailleurs, je n’ai pas pu déchiffrer le « charabia » qu’ils avaient mentionné en tout petit caractère dans les conditions du crédit sur le contrat que j’ai signé, alors qu’en tout état de cause, la compréhension de ces conditions du prêt qui avaient été mentionnées m’auraient sans doute empêché de tomber dans le pétrin où je suis aujourd’hui ! Ce n’est que bien plus tard, lorsque ces « chacals » ont commencé à réclamer les mensualités faramineuses de remboursement du prêt qu’ils avaient consenti que j’ai compris, bien tard il est vrai, que l’opération qui m’a permis de m’offrir mon outil de travail était peut-être un cadeau empoisonné !
- Quel pourcentage de vos revenus exactement représentait le montant des mensualités que vous avez à payer tous les mois ?
- Ben, environ 25% de mes revenus nets.
- Mais à ce niveau là, on ne peut pas dire que vous étiez dans une situation de surendettement monsieur Galois ! Disons que ça restait dans une marge raisonnable, non ?
- Ah, mais je ne vous ai pas encore tout dit monsieur Reutt !
- Comment ça ?
- Eh ben, en fait, ayant hérité de mes parents mon appartement et étant par conséquent propriétaire, j’ai également contracté un « crédit-travaux » pour financer les travaux de rénovation d’une partie de mon appartement qui nécessitait depuis un bail un entretien vital. Ainsi, vous aurez compris aisément qu’avec le remboursement du crédit à la consommation d’une part et ceux relatifs aux crédits-travaux de l’autre, je suis pour ainsi dire assez étouffé à l’heure actuelle, financièrement parlant ! Toutes ces déconvenues ont mis à l’eau pour le moment le projet de société d’édition que je comptais monter avec un ami. Je ne sais plus quoi faire monsieur Reutt ! Je suis véritablement pris au coup en ce moment. C’est à peine si j’ai de quoi vivre avec ma famille. Je sais que ça a l’air assez idiot de tomber dans le piège d’un endettement si prévisible mais c’est facile de critiquer quand on n’y est pas ! C’est mon ami avec lequel je comptais monter une société d’édition qui m’a conseillé de contacter votre organisme monsieur Reutt. Mais, à vous parler franchement, je ne vois pas vraiment ce qu’un établissement comme le vôtre pourrait faire pour m’aider sinon m’octroyer un nouveau prêt pour rembourser mes crédits et se voir dès lors être encore plus endetté qu’auparavant car jamais je ne trouverai les sous nécessaires pour vous désintéresser avec les intérêts ! Je commence à me demander si j’ai bien fait de venir vous voir monsieur Reutt. Excusez-moi de ma franchise mais comprenez : chat échaudé craint l’eau froide !
- Ne vous emballez pas monsieur Galois ! Gardez confiance ! Mais avant de vous apporter des éclaircissements sur l’objet de notre organisme, dites-moi une chose : votre ami ne vous a-t-il pas aiguillé un peu sur les types de prestations que nous fournissons à nos clients avant de vous envoyer chez nous ?
- Non, pas vraiment ! Tout ce qu’il m’a dit c’était qu’il connaissait un organisme financier qui pourrait me sortir de ma galère. Et il a vraiment insisté pour que je vienne vous voir.
- Bon, à moi maintenant ! Monsieur Galois, votre associé ne s’est pas du tout trompé en vous aiguillant chez nous. En effet, l’objet principal de notre organisme se résume en ce qu’on appelle le RACHAT DE CREDIT. Qu’est-ce que c’est ? Ben, en fait ce service, car c’en est un, consiste pour notre organisme à se retourner vers les banques créancières de nos clients pour leur proposer le désintéressement des crédits qu’ils ont consenti en leur faveur et dont les mensualités de remboursement courent encore. Ce service, nous le faisons avec l’accord de nos clients, c'est-à-dire les emprunteurs souvent surendettés, étouffés par le taux d’endettement auprès des établissements de crédit. Ce désintéressement peut concerner plusieurs crédits à la fois, contractés auprès d’un même établissement de crédit ou auprès de plusieurs à la fois : c’est ce qu’on appelle le regroupement de crédit. Grâce au regroupement de crédit, la personne endettée n’aura plus qu’à payer auprès de nous et non plus auprès des banques où elle a contracté, une seule et unique mensualité. Par ailleurs, à côté de ce premier avantage qu’il y a de payer une mensualité unique de remboursement, nous proposons à nos clients une réduction de cette mensualité à payer. Cela peut aller de 30 % à 65 % selon les cas. En effet, l’objectif de notre organisme est de redonner aux personnes surendettées ou comme d’ailleurs à celles raisonnablement endettées, la perspective d’épargner de nouveau. Le remboursement ainsi réduit peut au surplus être rééchelonné sur une période plus longue que celle prévue au départ par les établissements de crédit qui ont octroyé les crédits de départ. Cela peut aller selon les organismes de rachat de crédit bien sûr, entre 5 ans minimum et 25 ans maximum.
Enfin, et ceci s’applique à votre cas particulier monsieur Galois, il est toujours possible pour l’emprunteur de contracter auprès de nous cette fois-ci, une trésorerie pour financer un projet quelconque. Le crédit ainsi obtenu fera l’objet lui aussi d’un regroupement avec les autres crédits déjà restructurés ! Bref, voilà en abrégé monsieur Galois, l’objet de nos activités ! La balle est maintenant dans votre camp. Mais avant de vous laisser réfléchir quelques instants, ou même quelques jours si vous le souhaitez, je tiens à vous assurer que notre objectif est de vous aider à sortir la tête de l’eau, à respirer financièrement, et non à vous enfoncer encore plus. De plus, nous nous assurons qu’après avoir étudié votre dossier en détail, nous choisirons ensemble le montage financier qui vous conviendra le plus, notre objectif premier étant de vous sortir du pétrin monsieur Galois.
- Ecoutez monsieur Reutt, que puis-je dire d’autre après cet exposé très explicite, sinon ben le fait que quand est-ce qu’on signe pour que vous me sortiez du pétrin ?